Thilou…

10 août

… Sympathise avec la famille qui nous loge et nous nourrit.

Sur la muraille en famille

9 août

Le propriétaire de l’hôtel nous emmène à une demi-heure en voiture à une partie restaurée de la muraille. Le but est de rentrer à pied. La marche est magnifique et éprouvante.

La muraille suit la crête, juliette dit qu’elle a l’air molle.

Des ouvertures le long des murs et dans les tours offrent des courants d’air très efficaces. C’est beaucoup plus difficile quand on doit s’éloigner de la muraille à cause d’une zone militaire. Des orties locales font très mal, jusqu’au soir.

Nous logeons au bout d’une route, à 30 minutes à pied du village et à 10 minutes de la muraille, dans une pension tenue par une famille adorable. Les légumes viennent du jardin, les plats sont savoureux, il y a toujours du végétarien pour la grande.

Soirée bière et bd

8 août

Aujourd’hui journée métro et bus et bus et 2 km de marche jusqu’à notre jolie auberge. Quelques photos d’hier soir, sans commentaire.

Première balade en fin de journée sur la muraille, pour Pascal et Sonia. Une vraie émotion en arrivant sur cette construction à la fois mythique et familière.

Et notre grand lit collectif pour les 3 prochaines nuits :

Tiananmen ou shopping

7 août

Nous déposons les filles dans une rue commerçante sympa, avec 3h devant elles et quelques billets dans les poches. Thilou achète 10 paquets de chewing-gum, Olgaline dépense son budget à un yuan près (10 centimes d’euro). Juliette garde la tête froide pour ne pas se perdre.

Les parents visent la place Tiananmen. Sur la carte, elle n’a pas l’air très loin. On marche une heure. Et le retour en Didi (Uber chinois) est aussi long à cause de la circulation.

Parc et hutongs

6 août

Aujourd’hui Pékin à pied. Parc avec lac, temples, groupe qui court au pas, si on peut dire, danseurs. On visait les pédalos, mais ils ont tous été remplacés par des barques électriques…

Entre l’auberge et le parc, on a traversé des hutongs. Ce sont les vieux quartiers. La vie s’y fait beaucoup dehors, le linge sèche dans les arbres, la rue sert à travailler, à discuter, à se reposer. La plupart des rues sont trop étroites pour les voitures.

La grande Olgaline est partie toute seule avec son gps en chinois, sa carte papier incomplète, 3 métros différents. Elle a réussi à trouver la librairie convoitée et à se nourrir et à rentrer. Ses parents sont fiers d’elle…

Art moderne à Beijing (Pékin)

5 août

Aujourd’hui, nous avons visité un ensemble de rues, restes d’une friche industrielle, composées d’expos diverses et de magasins. Moins d’animation que d’habitude. Journée de déambulation agréable.

2 classiques, la foule

3 et 4 août

Vendredi l’armée de terre cuite, puis après une nuit de train, la cité interdite à Pékin. Chaleur et des dizaines de milliers de touristes chinois. Étonnamment, très peu de queue, c’est très bien organisé et fluide.

Xi’an

2 août

Aujourd’hui, shopping dans le quartier musulman puis vélo à fond sur les remparts (un beau rectangle de 14km) qui entourent la vieille ville de la modeste bourgade de Xi’an (8,5 millions d’habitants).

Citation du jour d’Olgaline :

à partir du moment où tu vas en Chine, tes habitudes tu peux te les mettre dans le cul.

Une longue journée de train

1 août

Nous voilà donc installés pour nos 15h de train, sièges durs. Ce qui veut dire des sièges qui ne s’inclinent pas, avec dossier vertical. C’est très vite inconfortable mais ça n’empire pas, on s’y fait.

Pascal se demande pourquoi nous n’avons pas pris l’option plus confortable (5 fois plus cher) ou l’avion (8 fois plus cher), Olgaline dort et fait des gâtés, Juliette et Thilou dessinent, Sonia est ravie.

Tous les sièges sont réservés, donc ceux qui ont pris l’option debout restent debout, ou s’asseoient à 3 sur l’évier, ou s’allongent à côté de la machine à eau chaude, ou ont apporté des petits tabourets pliants mais doivent se lever dès que quelqu’un passe (c’est à dire tout le temps) car le couloir est très étroit. Et dès qu’un assis se lève, un debout en profite pour poser ses fesses quelques minutes. La plupart du temps, le propriétaire du siège reste debout un quart d’heure à côté de son siège squatté, pour laisser l’autre se reposer.

Les rangées de 2 ou 3 sièges se font face avec une tablette commune, ça facilite les échanges, les sourires.

Le chef de wagon passe très souvent, pour aider à caser les bagages des arrivants, passer le balai chaque heure, faire un grand discours, engueuler celui qui met des bouts de cacahuète par terre, ramasser les poubelles, vérifier uniquement nos 5 billets. Un autre employé vend des ceintures, puis des cartes, puis des bonbons, puis des toupies lumineuses, avec des tirades qui font rire tout le wagon. Les chariots de nourriture passent et repassent.

Pour une fois nous avons eu le temps de dessiner. Et d’observer nos compagnons de voyage. Et d’être observés par les chinois, ils ne le font pas dans la discrétion ! Une petite fille vient s’asseoir entre Juliette et Thilou et touche leurs yeux si bizarres.

Bref, une belle expérience de vie chinoise.

Le premier dessin, portrait de famille, est de Juju. Les 2 BD sont de Pascal.